Archive pour la Catégorie 'Nouvelles technologies'

L’appareil photo jetable

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Petite révolution dans le domaine de la photo en 1986, le fabricant japonais Fuji lance le Quicksnap, le premier appareil photo jetable. L’appareil est entièrement réalisé en matière plastique et vendu avec un film déjà chargé à l’intérieur. L’existence de ces appareils a été permise par l’apparition de films négatifs à très grande latitude de pose et grande finesse capable de donner des images avec un minimum de réglages.

Les appareils photos jetables permettent de prendre 24 vues (+3 gratuites généralement) et jusqu’à 39 vues.

A leur lancement, ces nouveaux appareils se font donc appeler « jetables », mais rapidement, ils sont requalifiés en « prêt-à-photographier », car la notion de « jetable » était devenue politiquement incorrecte. Mais la plupart des personnes ont continué à les appeler « appareils jetables ».

Fuji ne sera pas le seul à proposer ce type d’appareil, d’autres fabricants vont suivre : Konica, Kodak, Agfa,…

Fuji dans Nouvelles technologiesPar contre, au début, ces appareils jetables avaient un inconvénient de taille, il était impossible de faire des photos en intérieur. Très rapidement, les fabricants ont été amenés à proposer ces appareils avec flash.

Par la suite, la gamme de ces appareils s’est étendue. Il y eut les appareils panoramiques (qui coupaient simplement la photo en hauteur) et les appareils étanches pour les prises de vue pendant la baignade.

Les ventes de ces petits appareils sont considérables dans les années 90. Ils connaissent leur apogée en 1995 avec… douze millions d’unités vendues.

Mais avec l’avènement de l’appareil photo numérique depuis quelques années et son succès grandissant, les ventes de « prêt-à-photographier » ont sérieusement chuté, mais ils sont toujours bien présents dans les linéaires des grandes surfaces.

La carte à puce

La carte à puce dans Nouvelles technologies morenoEn 1974, l’ingénieur français Roland Moreno (ci-contre) déposait les brevets de la carte à puce, objet fait d’une lame de plastique standardisée sur laquelle est déposée une puce. Cette dernière dispose d’un microprocesseur lui permettant de faire des calculs, d’une mémoire permettant de les traiter et d’un port pour communiquer avec les ordinateurs.

thumb-comment-choisir-sa-carte-bancaire--1384 dans Nouvelles technologiesSept ans plus tard, en 1981, cette invention est appliquée pour la première fois dans les cartes bancaires françaises, mais elles ne se développent véritablement que trois ans plus tard, avec les cartes mixtes munies d’une puce et d’une piste magnétique.

Py1En 1984, la carte à puce aura aussi des applications dans la téléphonie grâce aux cartes téléphoniques, les fameuses « Télécartes ». Elles se déclinent en 40 et 120 unités qui correspondent à des temps de communication. Les cabines à pièces disparaîtront prgressivement, supprimant du même coup les problèmes de vandalisme.

Après plus de 20 ans d’utilisation, la carte à puce va voir ses capacités augmenter, notamment en termes de puissance et de mémoire.

Le CD (Compact Disc)

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A l’heure du MP3, notre bon vieux CD a l’air un peu dépassé. Pourtant, dans les années 80, il s’agissait d’une véritable révolution, réservée à quelques privilégiés. Les autres se contentant des 45 ou 33 tours (les vinyles) ou mieux des cassettes audio.

L’histoire du CD (Compact Disc) commence en 1979, grâce à Philips et Sony qui décident de travailler ensemble.

En 1980, un « livre orange » a précisé les caractéristiques techniques du nouveau disque et le partage des brevets entre les deux concurrents : à Philips la conception du CD et des lentilles qui permettent la lecture ; à Sony la définition du format utilisé pour numériser la musique et la méthode de correction d’erreurs.

Les premiers prototypes produits par Philips mesuraient 115 mm de diamètre et proposaient une capacité de 60 minutes. Sony insista pour que soit adopté une durée de 74 minutes, ce qui a augmenté la taille du disque à 120 mm. Selon les rumeurs, la capacité du CD 12 centimètres a été augmentée à 74 minutes, à la demande de Herbert von Karajan, pour que la version la plus lente de la 9e symphonie de Beethoven tienne sur un seul CD. Sony indique que c’est à la demande de l’épouse de son président, pour ces mêmes motifs.

Philips et Sony ont annoncé fin août 1982 qu’ils étaient prêts à sortir leur nouveau produit et ont commencé les ventes à l’automne. La production industrielle commença le 17 août 1982 à Langenhagen, près de Hanovre (R.F.A.). La première platine fut vendue au Japon le 1er octobre 1982 accompagnée de l’album « 52nd Street » de Billy Joel.

Le succès du CD est progressif, limité dans un premier temps à l’album The Visitors d’ABBA (Polygram, label de Philips), et à un enregistrement de la Symphonie alpestre de Richard Strauss dirigée par Karajan. En effet, le CD passe surtout dans les premiers temps pour un support réservé aux mélomanes classiques, grâce à la qualité sonore qu’il offre. Quelque 200 titres, classiques essentiellement, sont ainsi produits par Philips. C’est la mise sur le marché de l’album Brothers in Arms, du groupe Dire Straits (premier album entièrement numérique), qui démocratise le CD : l’album se vend à plus d’un million d’exemplaires. Il ne fait plus de doute que le CD est le support sonore de l’avenir.

Dès 1986, les platines laser se vendaient mieux que les autres et en 1988 les ventes CD dépassaient celles des vinyles. Le CD a connu un large succès et s’est rapidement substitué aux disques vinyle comme support musical, notamment grâce aux qualités suivantes :

  • Absence d’usure due à la lecture ;

  • Tailles du support : ses 12 centimètres de diamètre lui confèrent une portabilité que n’avait pas le microsillon ;

  • Qualité théorique de reproduction sonore supérieure aux cassettes audio et disques vinyles ;

  • Retour à l’écoute intégrale sans avoir à retourner le support audio dans le lecteur avec un accès sans manipulation mécanique.

 

1983 : Le 1er téléphone mobile par Motorola

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Beaucoup d’entre nous pensent que le premier téléphone mobile date du début des années 90… Et bien, non ! Il s’agit bel et bien d’une invention des années 80. En 1983, Motorola commercialise le tout premier téléphone mobile : le DynaTAC 8000 X.

Ce téléphone était vendu 4.000 $, pesait 793,8 grammes et disposait d’une batterie permettant de parler une demi-heure. Autant dire qu’avec une telle autonomie, inutile d’avoir un forfait illimité…

On était loin des produits et des performances proposées par les téléphones mobiles actuels. A titre de comparaison, chez Motorola, le Razr v3 Black pèse 95 grammes (il est donc huit fois plus léger) et il propose une autonomie de 290 heures.

Aujourd’hui, il se vend, chaque année, 700 millions de téléphones mobiles dans le monde.

1981 : le premier ordinateur portable « Osborne »

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Si l’année 1975 a vu la création de l’IBM 5100 Portable Computer, ses 22 kilos ne faisaient pas vraiment de lui un ordinateur portable. Il faudra en fait attendre 1981 et l’Osborne 1 (11,1 kilos tout de même). Il était équipé d’un processeur de 4 MHz, de 64 Ko de mémoire et son écran faisait… 5 pouces !!

On est loin des produits actuels qui sont de plus en plus légers et de plus en plus performants.

Aujourd’hui, il se vend 50 millions d’ordinateurs portables chaque année dans le monde.

Le minitel

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Le minitel est un peu l’ancêtre d’Internet, en moins pratique et moins développé… Tout le monde se souvient des fameux « 36.14″ ou « 36.15 code… », aujourd’hui remplacés par les « www…. ».

Enfin, il est peut-être bon de rappeler aux plus jeunes d’entre nous que le Minitel était une technologie de communication télématique développée par la DGT (Ministère des Postes et Télécommunications) et utilisée en France, essentiellement dans les années 1980 et 1990.

Le Minitel était un terminal informatique passif, c’est-à-dire qu’il s’agissait uniquement d’un clavier et d’un écran, sans processeur ni dispositif de stockage. Les services étaient accessibles depuis une ligne de téléphone grâce au modem incorporé.

L’écran du Minitel était une matrice texte d’une taille de 40 colonnes en mode Vidéotex (8 nuances de gris) et se basait sur un système d’encodage qui lui était propre. Cela lui permettait d’afficher des images en mode texte.

Mais il est bon de noter qu’Internet n’a toujours pas eu la peau du Minitel ! Ce dernier a généré 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2007 partagés entre France Télécom et les fournisseurs de services télématiques. Quelques 220 millions de connexions ont été réalisées durant l’année, soit environ 20 millions par mois. Environ 4 000 services sont toujours actifs.

Bien entendu, le trafic du Minitel est aujourd’hui sans commune mesure avec la période 1992 -1996, où il était à son apogée. Avec l’arrivée du Net, il a perdu 90 % de son audience sur une décennie, et entre 2006 et 2007, il a encore perdu 35 % de son trafic.

Crédit photo : Deep silence (Mikaël Restoux)

Le TGV (Train à Grande Vitesse)

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L’idée de créer un train à grande vitesse pour relier les principales villes françaises remonte aux années 1960.
La SNCF souhaite alors rétablir la fréquentation de ses trains, qui est en baisse constante et pense que l’augmentation de la vitesse lui permettrait de concurrencer efficacement l’automobile et l’avion.
La première version du TGV était mue par des turbines à gaz, mais l
e choc pétrolier de 1973 entraîna finalement le choix de la traction électrique. En mars 1974, le président Pompidou lance le projet, et le gouvernement approuve la construction d’une première ligne entre Paris et Lyon, la LGV Sud-Est (LN1).
Suivant une campagne d’essais menée avec deux rames de présérie, la première commande fut livrée à partir du 25 avril 1980. Mais le service TGV ne s’ouvrit au public entre ces deux villes que le 27 septembre 1981.

Le 26 février 1981, la rame 16 du TGV obtint un premier record de vitesse sur la LGV Sud-Est à 380 km/h. Ce record de vitesse, pour lequel des dizaines de journalistes avaient été conviés, n’avait pas pour but d’ajouter un nouveau record au palmarès de la SNCF, mais plutôt de rassurer les futurs voyageurs, en montrant que les 260 km/h auxquels ils seraient bientôt transportés pouvaient être atteints en toute sécurité. L’innovation était non seulement technique, mais aussi commerciale avec la réservation obligatoire, qui assura un coefficient de remplissage très élevé.

La ligne caractéristique de ce train est due au designer d’origine britannique Jacques Cooper.
Il faut noter que le modèle français ne fut pas le premier train à grande vitesse à entrer en service dans le monde, puisque le Shinkansen japonais reliait Tōkyō à Ōsaka depuis le 1er octobre 1964, soit près de dix-sept ans auparavant.




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